Les troubles psychosomatiques : Bases de réflexion

Quelques bases de réflexion sur les troubles psychosomatiques

troubles psychosomatiques

Il est scientifiquement démontré qu’un choc psychologique (décès, divorce, accident, rupture, conflits…) occasionne un stress important, qui au niveau biologique déclenche la production d’hormones corticoïdes, ce qui a pour conséquence d’abaisser les défenses immunitaires et de déclencher une affection au niveau le plus sensible de notre organisme (peau, système digestif, respiratoire, cardiovasculaire). Les maladies psychosomatiques illustrent bien le lien qui existe entre le corps et l’esprit, entre nos émotions négatives et leurs manifestations physiques.

Cependant, cette réponse biologique pose la question de l’impact de nos émotions sur notre santé, depuis notre conception jusqu’au jour du déclenchement d’un symptôme douloureux. Une vie sans stress n’est pas possible puisque le stress a une fonction de sauvegarde en cas de danger, mais il n’est pas bon d’être stressé tous les jours même à petites doses. C’est pourquoi notre capacité psychique à affronter certains moments difficiles de notre vie va faire la différence entre un sujet et un autre.

Plus le niveau de stress est important et fréquent pendant notre développement psychomoteur et psychoaffectif, plus les risques de troubles psychiques et somatiques sont élevés par la suite. Winnicott était l’un des premiers pédopsychiatres à conceptualiser cette notion d’environnement, de “mère suffisamment bonne”. Le rôle du père est également fondamental à d’autres moments du développement de l’enfant, dans la continuité des soins maternels. Il doit créer un environnement sécurisant pour la mère et l’enfant en étant un “époux et un père suffisamment bon aussi”.

Finalement la question n’est pas de savoir quelles sont les personnes concernées par les troubles psychosomatiques, puisque tout le monde est concerné, c’est ainsi que nous sommes constitués, il est impossible de séparer le corps, les émotions et l’esprit sans incidence sur notre équilibre. Mais plutôt quel est notre rapport au corps et aux émotions dans notre culture ? Quelle écoute avons-nous des signes de mal-être psychique ?

La communication chez l’être humain est fondamentale depuis notre conception jusqu’à notre mort. Il suffit d’observer notre capacité à développer les moyens de communication : le langage, l’écriture, la musique, les images, toutes les formes d’art, puis toutes les nouvelles technologies. Pourtant la communication avec soi-même est souvent négligée, les conflits sont fréquents entre les personnes. Lorsque l’on creuse plus profondément l’origine des conflits ou des détresses psychiques nous découvrons souvent un sentiment de ne pas avoir été suffisamment compris, respecté, écouté, en un mot tout ce qui nous donne à vivre des expériences d’amour que nous pouvons intérioriser et utiliser pour nous-mêmes.

Le fait d’avoir un lieu spécifique où vous pouvez exprimer vos pensées et vos émotions, sans vous sentir jugé et sans danger pour vous et votre entourage est déjà un premier pas vers un apaisement, un abaissement du niveau de stress.

L’échange verbal n’est pas une perte de temps ou d’argent, c’est notre façon d’exister, d’être en lien avec l’autre donc avec soi-même. Sans communication il n’y a plus d’espoir, plus d’intérêt à vivre, un bébé qui ne reçoit que des soins de base sans affection, sans communication, se laisse mourir physiquement ou psychiquement.

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