Peurs et Phobies | Partie 3

Les parents doivent aider leurs enfants à apprivoiser leurs peurs

peurs et phobies

Il faut d’abord apprendre à respecter la peur de ses enfants, et ne pas avoir honte de parler de ses propres peurs. Pour dédramatiser, il faut que le parent explique à son enfant ce qu’il ressent quand il a très peur de quelque chose. Il ne faut pas en faire quelque chose de honteux. Si l’on voit que son enfant a peur, c’est important de lui proposer de l‘aide, mais surtout sans le forcer. Il faut l’informer. Une peur d’araignées peut être diminuée progressivement, si on explique à l’enfant que nous sommes des géants pour elle.

Les enfants peuvent se débrouiller tout seul pour évacuer les peurs

La plupart des enfants apprennent à maîtriser leurs peurs au fil de la vie. Ils apprennent qu’il y a des peurs qu’il faut garder et des peurs inutiles. Ils apprennent, par exemple, petit à petit, de quels genres de chiens il faut avoir peur : ceux qui ont les oreilles en arrière, par exemple. Ils acquièrent une flexibilité dans la modulation.

J’invite les pères à une plus grande proximité affective. Sur ce registre des peurs, les papas doivent jouer leur rôle aussi. Dire à leur enfant qu’eux aussi ont des trucs qui leur font peur. L’idée est de devenir plus proche et moins machiste. 

La peur vient dans des moments de crise

Certains moments de la vie sont caractérisés par des conflits qui demandent aux enfants des réaménagements importants et préparent de ce fait aux progrès, aux avancées, par ex :

La « crise des 3 ans » l’enfant est partagé entre l’euphorie liée au sentiment aigu de ses capacités et la peur de ne pas être reconnu comme personne autonome et singulière

Le complexe d’oedipe (3-6 ans) au cours duquel les sentiments ambivalents (amour-haine) vis-à-vis des parents et le conflit entre l’interdit et ses aspirations génèrent une grande angoisse

L’adolescence marquée par le conflit entre dépendance et autonomie et la peur des transformations du corps et de la sexualité.

Les évènements tels que les séparations et les deuils produisent également de la peur dès lors qu’ils sont perçus subjectivement comme un danger pour l’enfant.

Les parents ont intérêt à venir consulter lorsqu’ils ne parviennent pas à venir à bout de ces peurs, lorsqu’elles conditionnent le comportement de l’enfant et l’empêchent de vivre comme il le souhaiterait. Ces peurs, lorsqu’elles sont prises tôt, peuvent être levées facilement. Et cela évitera à l’enfant de se construire dans l’angoisse pendant toute sa vie.

L’anxiété : c’est l’appréhension d’un danger qui n’est pas encore apparu, qui peut ne pas survenir (tomber malade, échouer, ne plus être aimé…). Modérée, elle permet de prendre des précautions pour éviter les ennuis. Excessive, elle enferme le sujet dans une spirale d’inquiétudes et d’activisme destinés à réduire toute forme de risque.

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