Peurs et Phobies | Partie 4

Peur de la séparation :

peurs et phobies

Chacun de nous a fait l’expérience de la séparation, sans conséquences majeures pour certains, elles peuvent être traumatisantes pour d’autres.

Nous nous sommes aperçus, souvent très tôt, que papa et maman n’étaient pas toujours là, à notre disposition, prêts à répondre à tous nos désirs.

Mais nous n’avons pas vécu cette nouvelle solitude de la même façon.

Soit ceux qui nous entouraient ont perçu, pris en compte et atténué nos peurs enfantines? soit, pour des raisons éducatives, morales, faute de temps ou d’une juste compréhension, ils n’ont pas accordé de valeur à nos angoisses. Et les ont renforcées.

Ils n’ont pas pour autant fauter. Ils ne nous ont simplement pas appris à nous séparer avec confiance et sérénité.

Sans doute parce qu’eux-mêmes le vivaient mal de leur côté.

Angoisse d’abandon

Isolement, agressivité, suractivité… sont fréquemment des syndromes d’abandon. Une souffrance qui puise sa source dans l’enfance, L’abandon est l’une des causes les plus courantes du mal-être et du mal de vivre. À l’origine de cette souffrance, appelée «abandonnite », « il y a toujours une situation mal vécue au cours de la vie fœtale, de la prime enfance ou de l’enfance, qui n’est pas forcément un abandon effectif. »  un père absent ; une mère débordée, un couple de parents fusionnels, ou encore l’arrivée d’un petit dernier, un séjour en pension, le décès d’un grand-père auquel nous étions particulièrement attachés sont des traumatismes souvent minimisés.

La tentation est grande de préserver à tout prix nos enfants de « l’abandonnite ». Mais attention à ne pas tomber dans l’excès inverse, tout est question d’équilibre. « Il s’agit en fait d’apprendre à l’enfant à se séparer de façon sereine et confiante. »

Par exemple, ça commence tout-petit… Lorsque l’enfant se cache derrière une porte pour que sa mère le cherche, il expérimente volontairement la séparation sous forme de jeu. L’enfant à besoin de répéter pour apprivoiser  et ensuite maîtriser ses émotions. Et ça continue jusqu’à l’adolescence, avec les conduites à risque.

Si vouloir l’émanciper avant qu’il n’en soit capable est dangereux, le surprotéger mènera à la même problématique abandonnique. Dès son plus jeune âge, il est judicieux de lui laisser des petits moments à lui, même s’il s’ennuie, afin qu’il parte à la découverte de lui-même, qu’il développe sa créativité et sa curiosité. Nous avons tendance à surinvestir l’enfant, à vouloir l’occuper en permanence, à lui expliquer sans cesse ce qui se passe autour de lui. Nous oublions parfois qu’il est tout à fait capable de faire ses propres expériences. » Et d’apprendre à gérer la solitude et notre absence.

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