Peurs et Phobies | Partie 5

La peur du noir

peurs et phobiesPour l’enfant, la nuit est une rupture dans la relation avec sa mère.

Pour retrouver celle-ci, il utilise ses ressources psychiques : il pense à elle et, même s’il ne la voit pas, il sait qu’elle est toujours là. » Il peut s’endormir tranquille, elle lui tient la main… Sauf quand le lien mère-enfant est trop distendu ou trop fusionnel : ces séparations sont alors source de profonde angoisse.

Une mère fragilisée ne peut pas communiquer à son enfant la sécurité intérieure suffisante pour lui permettre d’affronter la nuit et la solitude.

Dans l’esprit de ce dernier, quand tout disparaît de son champ de vision, tout meurt. L’angoisse de la mort, séparation ultime, se trouve donc au cœur de cette peur du noir.

On peut aider l’enfant à se sevrer. En coupant progressivement la veilleuse dans sa chambre, par exemple. Mais logiquement, ça doit se faire tout seul. Autrement, il s’agit d’un signe d’angoisse de séparation assez forte, d’une difficulté à intégrer l’absence.

Car la peur d’aller se coucher et la peur de la nuit, c’est ça : la peur de perdre ses parents en s’éloignant.

On peut être tolérant avec l’enfant et sa peur, tant qu’il n’empiète pas sur le terrain des parents et qu’il ne va pas demander leur présence, les appeler toutes les nuits pour le réconforter.

Chez certaines personnes, les terreurs nocturnes de l’enfance ne se sont jamais véritablement apaisées. N’ayant pas reçu les armes nécessaires, l’adulte ne sait pas comment calmer son anxiété, Il n’est, en fait, pas devenu une personne rassurante pour lui-même et développe des comportements phobiques.

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